Matériel archéologique

La première étape de ce travail est la mise en ligne des oeuvres découvertes lors de la première série de campagne de fouilles archéologiques menée par Jules Barthoux entre 1926 et 1933 à la demande d'Alfred Foucher, directeur de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan.

Concours d'escrime

HADB N° : 476
Catégorie : Iconographie
Type d'objet :Bas-relief
Matière : Schiste
Provenance : Haḍḍa
Localisation : Bāgh Gaï
N° de Localisation : 12
Datation :
Dimension : h = 19 cm ; l = 23 cm
N° d'inventaire de fouille :
Lieu de conservation : National Museum of Afghanistan
N° d'inventaire musée : MK 1 ?
Trace de polychromie : Non
Type de restauration : Pas de restauration

Description :

Il s’agit de la partie gauche d’un relief fragmentaire. La scène est surmontée par une corniche denticulée et comporte trois personnages armés, vêtus d’un simple pagne court. Le personnage au centre de la scène porte un uṣnīṣa et est nimbé. D’une main, il maintient le fourreau d’où il vient de dégainer, de l’autre il brandit son épée. Le personnage de droite, aux cheveux bouclés, porte une main vers son visage et de l’autre, brandit quelque chose. À gauche, un autre personnage porte également un uṣnīṣa, mais n’est pas nimbé. La légende raconte que juste avant son mariage, afin de prouver sa valeur à sa belle-famille et à sa future épousée, Siddhārtha bien que lassé de ces démonstrations, avait dû prouver qu’il était habile dans de nombreux art, et il eut à participer, entre autre, à un concours d’escrime. Il s’agit sans doute du Buddha au centre, nimbé, combattant contre son cousin Devadatta porteur de l’uṣnīṣa et non nimbé.

 

Observation : Etude comparative :

La présence de l’uṣnīṣa durant cet épisode de la vie de Siddhārtha ne doit pas surprendre : c’est l’indice iconographique qui permet de l’identifier parmi les combattants, un cas que l’on retrouve à Sikrī. Cette oeuvre serait la première occurrence du Concours d'escrime représenté au Gandhāra, il a cependant déjà été observé sur les murs de Qizil, notamment à l'intérieur de la Cave 17, daté du IIe siècle ap. J.-C., et où des médaillons losangiques représentent plusieurs Jātaka.


Référence(s) bibliographique(s) :
Monuments préislamiques d’Afghanistan - pl. I, n°6
Catalogue of the National Museum of Afghanistan (1931 – 1985) - p. 361, K.p. Ha. 938.5.