Matériel archéologique

La première étape de ce travail est la mise en ligne des oeuvres découvertes lors de la première série de campagne de fouilles archéologiques menée par Jules Barthoux entre 1926 et 1933 à la demande d'Alfred Foucher, directeur de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan.

Interprétation du Songe

HADB N° : 469
Catégorie : Iconographie
Type d'objet :Bas-relief
Matière : Schiste
Provenance : Haḍḍa
Localisation : Haḍḍa, localisation perdue
N° de Localisation : Inconnu
Datation :
Dimension : h = 23 cm ; l = 20 cm
N° d'inventaire de fouille :
Lieu de conservation : National Museum of Afghanistan
N° d'inventaire musée : MK 84
Trace de polychromie : Non
Type de restauration : Pas de restauration

Description :

Il s’agit de la partie gauche d’un relief très abîmé. La scène se passe à l’intérieur : on distingue un arc kudu soutenu par des  pilastres indo-corinthiens à tailloirs indentés. La volute de l’arc soutient un balcon où sont accoudés trois personnages. Au centre de la scène, sous l’arc, le roi Suddhodana est assis dans la pose de délassement royal lalitāsana sur un siège aux pieds de bois tournés. Il arbore un lourd collier, son vêtement n’est plus discernable. Légèrement tourné vers la gauche, il fait audience à un vieil ascète barbu et coiffé d’un chignon.  Ce relief représente l’épisode où le sage brahmane Asita interprête le songe de la reine Māyā. Il révèle que le rêve annonce la naissance prochaine d’un futur Buddha ou d’un futur Cakravartin selon la voie que l’enfant choisira. La reine se trouvait sans doute sous la partie manquante de l’arc.

 

 

Observation :

Les reliefs en schite découverts par Barthoux entre 1926 et 1929 proviennent majoritairement des alentours du Grand Stūpa K1 de Tapa-i Kafarihā, du sud-ouest du stūpa principal B12 de Bāgh Gaï (autour de B13) et du Grand Stūpa TK140 de Tapa Kalān.

 

Etude comparative :

Cette représentation de l’Interprétation du Songe est similaire à celle que l’on retrouve dans tout le Gandhāra.

Plus précisément, la posture est dite Lalitākṣepa. Elle est adoptée par certains Bodhisattva au Gandhāra et plus tard, en Chine (Foucher, 1913 : 124 ; Ingholt, 1957 : 100 et pl. 161d )


Référence(s) bibliographique(s) :
Monuments préislamiques d’Afghanistan - pl. I, n°3
Catalogue of the National Museum of Afghanistan (1931 – 1985) - p. 360, K.p. Ha. 936.3.
Les Images indiennes de la Fortune - p. 124
Gandhāran Art in Pakistan - p. 100, pl.161d