Matériel archéologique

La première étape de ce travail est la mise en ligne des oeuvres découvertes lors de la première série de campagne de fouilles archéologiques menée par Jules Barthoux entre 1926 et 1933 à la demande d'Alfred Foucher, directeur de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan.

Présentation du jeune Siddhārtha aux temples brahmaniques ?

HADB N° : 473
Catégorie : Iconographie
Type d'objet :Bas-relief
Matière : Schiste
Provenance : Haḍḍa
Localisation : Haḍḍa, localisation perdue
N° de Localisation : Inconnu
Datation :
Dimension :
N° d'inventaire de fouille :
Lieu de conservation :
N° d'inventaire musée :
Trace de polychromie : Non
Type de restauration : Pas de restauration

Description :

Le bas-relief est fragmentaire. La scène est bordée à gauche par une colonne indo-corinthienne placée dans un cadre, supportant un entablement décoré de chevrons. Deux musiciens jouent de leur instrument devant une caitya. Celui de gauche porte un dhotī, il a les cheveux longs ramassés en chignon et joue d'un luth piriforme à l’aide d’un plectre. Celui de droite, vêtu de la languṭi est coiffé d’un turban décoré de deux pompons ; il souffle dans une sorte de cor recourbé. La caitya est coiffée d'une toiture trapézoïdale, presque pyramidale. Au premier plan, on distingue les jambes d’un homme tombé à terre.

Ce type de caitya, représenté sur le stūpa de l’aigle bicéphale de Sirkap à Taxila, est connu au Kashmir. Quant à l’homme tombé, Schlumberger proposait de voir dans ce personnage une statue tombée à terre, se rapportant au chapitre VIII du Lalitavistara qui relate la présentation de Siddhārtha aux dieux brahmaniques (Foucaux, 1884 : 117-120). Il est rapporté que les statues des dieux auraient chues dès le moment où le futur Buddha aurait pénétré dans leur temple. Cependant nous ne connaissons pas de représentations de cet évènement où figure un personnage tombé à terre.

De plus, nous ne pensons pas que les musiciens puissent être considérés comme des apsaras, ces êtres célestes étant le plus souvent vêtus princièrement et apparaissant émergeant dans les cieux.

Observation :

Les reliefs en schite découverts par Barthoux entre 1926 et 1929 proviennent majoritairement des alentours du Grand Stūpa K1 de Tapa-i Kafarihā, du sud-ouest du stūpa principal B12 de Bāgh Gaï (autour de B13) et du Grand Stūpa TK140 de Tapa Kalān.

Etude comparative :
Référence(s) bibliographique(s) :
Monuments préislamiques d’Afghanistan - pl. X, n° 39