Matériel archéologique

La première étape de ce travail est la mise en ligne des oeuvres découvertes lors de la première série de campagne de fouilles archéologiques menée par Jules Barthoux entre 1926 et 1933 à la demande d'Alfred Foucher, directeur de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan.

Siddhārtha et Kanthaka, les Naissances Simultanées ?

HADB N° : 474
Catégorie : Iconographie
Type d'objet :Bas-relief
Matière : Schiste
Provenance : Haḍḍa
Localisation : Haḍḍa, localisation perdue
N° de Localisation : Inconnu
Datation :
Dimension : h = 16 cm ; l = 22 cm
N° d'inventaire de fouille :
Lieu de conservation : National Museum of Afghanistan
N° d'inventaire musée : MK 32 ?
Trace de polychromie : Non
Type de restauration : Pas de restauration

Description :

Il s’agit d’un relief fragmentaire. Un enfant vêtu d’un  paridhāna et portant le chignon uṣnīṣa embrasse et caresse le col d’un cheval, sellé et harnaché. Dagens avait proposé plusieurs interprétations (Dagens, 1964 : 17). Ce pourrait être les adieux du jeune prince Siddhāartha à son fidèle Kanthaka ; mais d’ordinaire le futur Buddha est représenté adulte au cours de cet évènement et la scène le montre fréquemment à genoux, brisé par l’émotion. Ce pourrait également être un épisode légèrement antérieur mentionné dans le Buddha-Carita. Le récit rapporte que peu avant le Grand Départ, Chandaka prépare et selle Kanthaka à la demande de son maître. Alors « le héros à large poitrine embrasse et caresse le meilleur des coursiers de sa main telle un lotus » et le monte une dernière fois. Dans cette hypothèse, c’est la quasi nudité de Siddhārtha qui pose une difficulté. On sait cependant que les artistes prenaient parfois quelques libertés par rapport au texte, s’ils estimaient que le rendu esthétique ou symbolique s’y prêtait. Sur ce relief, le futur Buddha est représenté comme un très jeune enfant, encore poupin, plus petit que son cheval. Nous y voyons davantage une scène relative aux naissances simultanées de Siddhārtha avec « 500 » écuyers dont Chandaka le premier et « 500 » poulains dont Kanthaka le premier. Ce relief figure-t-il leur première rencontre ou leur première chevauchée, Kanthaka étant harnaché ?

Observation :

Les reliefs en schite découverts par Barthoux entre 1926 et 1929 proviennent majoritairement des alentours du Grand Stūpa K1 de Tapa-i Kafarihā, du sud-ouest du stūpa principal B12 de Bāgh Gaï (autour de B13) et du Grand Stūpa TK140 de Tapa Kalān.

Etude comparative :
Référence(s) bibliographique(s) :
Monuments préislamiques d’Afghanistan - p. 17 & pl. II, n°11
Catalogue of the National Museum of Afghanistan (1931 – 1985) - 361, K.p. Ha. 941.8.