Matériel archéologique

La première étape de ce travail est la mise en ligne des oeuvres découvertes lors de la première série de campagne de fouilles archéologiques menée par Jules Barthoux entre 1926 et 1933 à la demande d'Alfred Foucher, directeur de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan.

Vie quotidienne au Palais

HADB N° : 478
Catégorie : Iconographie
Type d'objet :Bas-relief
Matière : Calcaire
Provenance : Haḍḍa
Localisation : Chakhil-i Ghoundi
N° de Localisation : Inconnu
Datation :
Dimension :
N° d'inventaire de fouille :
Lieu de conservation : Musée Guimet
N° d'inventaire musée :
Trace de polychromie : Non
Type de restauration : Pas de restauration

Description :

La composition de cette scène est similaire à celle du relief représentant l’Interprétation du Songe sur la même contremarche. Un couple royal est assis au centre de la scène sous une arche reposant sur deux colonnettes qui séparent la scène en trois espaces, les deux espaces latéraux sont occupés par deux femmes debout sous des frontons coupés et des personnages se tiennent dans les balcons qui se situent entre les arcs. La reine porte un collier et un chaperon d’où émergent ses cheveux repliés en chignon dressé, elle brandit ce qui semble être une fleur. Le roi porte bracelet, collier et boucles d’oreilles et est coiffé d’un turban à palmette. Tous deux sont tournés l’un vers l’autre et sont en train de palabrer. Au-dessus d’eux, un troisième personnage porte la même coiffe que la reine.

 

Observation : Etude comparative :

Plusieurs interprétations s’offrent à nous. Il est tentant d’y voir un Grand Départ. La position du personnage au-dessus du couple est similaire à celle de Chandaka dans de nombreuses représentation de cette scène (Ingholt, 1957 : fig. 39 a et b) ainsi que la niche de la Renonciation de TK71) mais un tel protagoniste apparaît également dans les scènes d’Interprétation du Songe (Ingholt, 1957 : fig. 11). Or sur ce relief, la coiffure de cette figure est féminine (le chaperon qui laisse passer le chignon), il ne peut donc s’agir de Chandaka. De surcroit, l’absence d’Asita atteste qu’il ne peut s’agir une seconde fois de l’Interprétation du Songe. Etant donné la présence des dames « de compagnies » et en comparaison avec d’autres reliefs associant cette scène avec la Renonciation et le Grand Départ (Ingholt, 1957 : fig. 40 et Marchall, 1960 : pl. 79), nous pensons qu’il est raisonnable de conclure qu’il s’agit de la représentation de la vie de Palais, illustrant les deniers instants partagés de  Siddhārtha et son épouse Yaśodharā/Gopa, juste avant de quitter le Palais.


Référence(s) bibliographique(s) :
Gandhāran Art in Pakistan - -
The Buddhist Art of Gandhāra - -