Sites

Entre les IIe et IXe siècles de l'ère chrétienne, les monastères bouddhiques de Haḍḍa comptaient parmi les grands centres religieux qui accueillaient les milliers de pèlerins voyageant entre l’Inde et la Chine.

Haḍḍa est le nom d’un village moderne de l’Afghanistan, situé à douze kilomètres au sud de la ville actuelle de Jellālābād, construit sur les ruines d’une petite ville préislamique dont dépendait un grand ensemble monastique bouddhique. Les vestiges les plus anciens sont datés du IIe siècle ap. J.-C. et l’incendie généralisé qui ruine les sites est à placer au moment de la montée musulmane, vers le IXe siècle...

Tapa Kalān (abréviation : TK), dont l'étude a été menée par Jules Barthoux, était l’un des sites les plus importants de la localité. Il mesurait plus de 120 mètres de long, formé par la juxtaposition de quatre fondations accolées. On abordait le site par l’Est au moyen d’un étroit couloir entouré de deux chambres et il fallait descendre une marche pour se retrouver en face du stūpa principal de la c...

L’enceinte principale de Bāgh Gaï (abréviation : B) est organisée en deux partie accolées : l’enceinte aux stūpa au sud-est et le monastère au nord-ouest. A l’est se trouvent d’autres décombres appartenant à des monuments écartés. Au delà, une enceinte de moindre importance réduite à trois stūpa devait être, au vu de son orientation, indépendante du site principal. A l’ouest se trouve un tr...

Tapa-i Kafarihā (abréviation : K et K’) est un secteur très érodé. Au centre se trouve un groupe de stūpa entouré d’une enceinte (K). Au nord s’éleve une enceinte comparable (K’) et à l’est, un petit monastère est édifié. Entre ces structures se trouve une zone de vide assez curieuse, occupée au sud par des monuments isolés dont quelques stūpa. Seules les deux cours aux stūpa ont &ea...

On distinguait quatre parties dans la fondation bouddhique de Chakhil-i Ghoundi (abréviation : C) située à 1300 mètres au nord-est de Haḍḍa. Au centre, sur une aire bétonnée se dressait le stūpa principal C1 dominant les autres. L’escalier était placé à l’est, entouré au sud et au nord par des stūpa de petite taille, deux sur bases carrées et un sur base circulaire. Les contremarches de l’escalier de...

La petite colline de Pratès (abréviation : P) s’élève à 3 kilomètres environ des sites précédents. Elle était très accidentée et l’espace bâti ne s’étendait que sur 60 mètres environ. Connu, le lieu a été pillé pour les turquoises de ses reliques, aussi les vestiges étaient-ils bouleversés : la surface du site était une aire de cailloutis répandu...

Gār-Naô (abréviation : A),  la « Nouvelle Grotte », est en bordure de la vallée descendant de Bāgh Gaï. Le site était divisé en trois parties : l’enceinte aux stūpa, le monastère et des constructions isolées. La partie réservée au stūpa semblait rectangulaire, cependant une aile s’étendait au nord et avait presque entièrement disparu du fait de l’érosion. Il ne re...

Deh-i Ghoundi (abréviation : D) dont la fouille a été conduite par J. Barthoux devait être un site important au vu de ses habitations dont les ruines couvrent la majeure partie. La partie consacrée aux stūpa avait été décapée jusqu’au sol par l’érosion, on ne pouvait donc en mesurer toute l’étendue. On distinguait deux parties séparées d’une centaine de mètres.

La premi&egra...

Tapa-e Shotor (abréviation : TSh) fut d’abord fouillé par Shaïbaï Mostamindi puis par Zémaryalaï Tarzi.

Tapa-e Shotor marquait la limite Nord de l’ensemble de Haḍḍa. C’était un site monastique complet avec partie publique et privée. Les données stratigraphiques et l’étude de la numismatique ont permis à Tarzi d’établir neuf phases : TSh I correspond au commencement des établissements prémonas...

Le site de Tapa Tope Kalān fouillé par Zémaryalaï Tarzi et caractérisé par un très grand stūpa (GS), se trouve à environ 200 mètres au nord-est de la ville moderne. Il avait été repéré par Masson qui le nommait « Tope Kalān » puis identifié par Barthoux comme « Borj-i Kafarihā ». On distinguait trois ensembles sur le site. Le GS, dont la décoration évoquait les Cieux Bouddhiques, se trouv...

Fouillé par Seiichi Mizuno en 1965, le site de Lālma est situé au sud-ouest des autres sites, desquels il est séparé par une vallée. Il fut choisi pour sa similitude avec les autres tepe et parce que les pillages menaçait de le ruiner entièrement (Mizuno, 1965 : 109). Lālma a révélé une cour aux stūpa et de nombreuses grottes. Ces dernières, généralement constituée d’une seule pièce, rareme...

Au moment du partage des trouvailles, précisé dans la convention signée en 1922 entre la France et l’Afghanistan, un grand nombre d’objets, environ 90% en stuc, fut envoyé du Musée de Kabul au Musée Guimet. Une liste les accompagnait, précisant la répartition des objets dans des caisses numérotées. Cependant, au moment où les caisses arrivèrent, Barthoux était absent. Il arriva que les objets furent déballé...