Sites

Entre les IIe et IXe siècles de l'ère chrétienne, les monastères bouddhiques de Haḍḍa comptaient parmi les grands centres religieux qui accueillaient les milliers de pèlerins voyageant entre l’Inde et la Chine.

Deh-i Ghoundi

Description :

Deh-i Ghoundi (abréviation : D) dont la fouille a été conduite par J. Barthoux devait être un site important au vu de ses habitations dont les ruines couvrent la majeure partie. La partie consacrée aux stūpa avait été décapée jusqu’au sol par l’érosion, on ne pouvait donc en mesurer toute l’étendue. On distinguait deux parties séparées d’une centaine de mètres.

La première partie est la mieux étudiée. L’enceinte des stūpa était rectangulaire et allongée au nord-est. Le stūpa principal D1 était orienté sud-sud-ouest. De part et d’autre s’élevaient des stūpa plus petits, dont quatre symétriques deux à deux regardaient vers le stūpa principal. Démoli au-dessus de l’entablement, ce dernier reposait sur une plate-forme qui se poursuivait en devant, certainement destinée à recevoir des petits stūpa symétriques comme à Tapa-i Kafarihā. Dans le coin sud se dressait un stūpa dans une chambre presque carrée. Le côté nord-est de la cour était occupé par une série de chapelles ou de chambres de petites dimensions. A l’extérieur, au sud-est se trouvaient d’autres stūpa, certains isolés d’autres inclus dans une enceinte. Au-delà étaient construits des couloirs. A l’opposé, construites attenant à l’enceinte, se trouvaient plusieurs chambres, certaines très spacieuses presque carrées. Des chambres en couloir continuaient au nord-est, entourant de grandes pièces dont la topographie exacte était impossible à préciser. La deuxième partie du site semblait dépourvue d’enceinte. Il s’agissait d’un groupe de stūpa de grande taille. Mais cet endroit était bouleversé par les travaux des paysans.

Plan de Deh-i Ghoundi dessiné par J. Barthoux (Barthoux, 1927).