Sites

Entre les IIe et IXe siècles de l'ère chrétienne, les monastères bouddhiques de Haḍḍa comptaient parmi les grands centres religieux qui accueillaient les milliers de pèlerins voyageant entre l’Inde et la Chine.

Haḍḍa

Description :

Haḍḍa est le nom d’un village moderne de l’Afghanistan, situé à douze kilomètres au sud de la ville actuelle de Jellālābād, construit sur les ruines d’une petite ville préislamique dont dépendait un grand ensemble monastique bouddhique. Les vestiges les plus anciens sont datés du IIe siècle ap. J.-C. et l’incendie généralisé qui ruine les sites est à placer au moment de la montée musulmane, vers le IXe siècle ap. J.-C. 

Dès les années 1920, une dizaine de monastères furent découverts, parmi lesquels sept firent l'objet de fouilles archéologiques d'envergures, comptant des centaines de stūpa, des dizaines de caitya (chapelles) et de banquettes ornés d’œuvres d’art de style gandharien : des reliefs sculptés en pierre, notamment en schiste et en calcaire, mais surtout des modelages en stuc et en argile ainsi que des peintures.

Parmi les très nombreuses œuvres d’art retrouvées sur les sites de Haḍḍa, beaucoup furent partagées entre le Musée de Kabul et le Musée Guimet à Paris. Ce sont désormais les seuls témoins matériels de cet ensemble monastique. Les sites fouillés par Barthoux  furent remblayés pour leur protection et le site de Tapa-e Shotor et Tapa Tope Kalān, transformé par Tarzi en musée in situ dans les années 70 (Tarzi, 1997), furent incendié et détruit en 1992 dans le contexte des tensions politiques sous le régime communiste.

;Carte de la situation géographique des sites de Haḍḍa dessinée par le Pr. Z. Tarzi (Tarzi, 1990).