Sites

Entre les IIe et IXe siècles de l'ère chrétienne, les monastères bouddhiques de Haḍḍa comptaient parmi les grands centres religieux qui accueillaient les milliers de pèlerins voyageant entre l’Inde et la Chine.

Tapa Tope Kalān

Description :

Le site de Tapa Tope Kalān fouillé par Zémaryalaï Tarzi et caractérisé par un très grand stūpa (GS), se trouve à environ 200 mètres au nord-est de la ville moderne. Il avait été repéré par Masson qui le nommait « Tope Kalān » puis identifié par Barthoux comme « Borj-i Kafarihā ». On distinguait trois ensembles sur le site. Le GS, dont la décoration évoquait les Cieux Bouddhiques, se trouvait au centre d’une cour (P1) délimitée par sept constructions plus ou moins carrées, liées entre elles par un mur d’enceinte et contenant chacune un stūpa. Au nord-est, accolé et communiquant avec la cour au stūpa se trouvait le saṅghārāma, le Vihāra P2. Sur le même alignement, accolé au nord-est, un troisième ensemble P3 avait été dégagé, bâtit sur les trois côtés d’une cour. Malheureusement, le secteur sud-est très abîmé n’avait pas été conservé. Le Vihāra P2 ainsi que la cour aux stūpa CC, P1 et le Grand Stūpa GS datent de TTK I. Au cours de TTK II (=TSh IX), des travaux d’embellissement furent entrepris dans le Vihāra P2, sur le GS et on construisit l’ensemble de cellules et de corridors (P3). Enfin, les stūpa des chapelles CH I et CH V autour du GS sont attribuées à cette période.

Les fouilles dans ce secteur n’ont pu être poursuivies, cependant un témoignage de l’ancien Premier Ministre Moussa Shafiq suggère qu’il pourrait y avoir un Mahāparinirvāṇa abrité par la construction 22, ce dernier se souvenant avoir joué enfant près d’une statue abritée par un corridor dont la main était assez grande pour qu’on puisse s’y assoir (Tarzi, 1990: 722).

Plan de Tapa Tope Kalān dessiné par le Pr. Z. Tarzi (Tarzi, 1997).