Sites

Entre les IIe et IXe siècles de l'ère chrétienne, les monastères bouddhiques de Haḍḍa comptaient parmi les grands centres religieux qui accueillaient les milliers de pèlerins voyageant entre l’Inde et la Chine.

Bāgh Gaï

Description :

L’enceinte principale de Bāgh Gaï (abréviation : B) est organisée en deux partie accolées : l’enceinte aux stūpa au sud-est et le monastère au nord-ouest. A l’est se trouvent d’autres décombres appartenant à des monuments écartés. Au delà, une enceinte de moindre importance réduite à trois stūpa devait être, au vu de son orientation, indépendante du site principal. A l’ouest se trouve un troisième site encore moins étendu. Enfin un dernier a révélé trois stūpa et un petit monastère. On accède à l’enceinte principale par le sud-est du plateau, où un escalier (ou une rampe) devait être édifié. Les deux angles de l’enceinte sont consolidés par des tours pleines – certainement d’après l’auteur, une mode apportée par les Turcs Occidentaux –. Le centre de la cour est occupé par le stūpa principal B 12 dont l’escalier se trouve face à la porte. Il est flanqué de quatre stūpa symétriques deux à deux. Une autre rangée de stūpa s’aligne de front ; deux autres rangées latérales ont été interrompues en cours de construction. Tout autour, sur trois côtés, des chapelles larges et profondes ouvrent sur la cour. Le mur du fond est mitoyen avec le monastère qui a environ les mêmes dimensions que cette aire. C’est une suite ininterrompue de cellules de profondeur uniforme mais de largeurs variables. Les côtés nord et ouest sont détruits. La cour du monastère n’est ni pavée, ni enduite de stuc mais aplanie. Sa porte d’entrée, située dans le coin nord-ouest est flanquée de deux tours. Une autre tour imposante consolide le coin nord de l’enceinte. A l’est apparaissent des murs que le fouilleur nous dit n’avoir pas jugés utile de déblayer. Au delà se trouve le vihāra B 51, remarquable car il est entouré d’une double enceinte qui, vue de l’extérieur, a l’aspect d’un stūpa. Un autre semblable se trouve en B 56. Entre eux se trouvent des stūpa isolés qui paraissent indépendants. Vers le Nord s’élèvent d’importantes constructions mais elles sont entièrement détruites. Il n’en reste qu’une enceinte contenant un stūpa à deux escaliers, flanqués chacun de deux stūpa construits sur la terrasse. En dehors de l’enceinte, sept petits stūpa sont alignés côte à côte. Il est incontestable que l’espace entre ces monuments devait être construit mais le sol décapé n’en laisse plus rien voir. A l’Est de B 51, la découverte de figurines intéressantes laisse penser qu’il devait exister des constructions importantes. A noter que le stūpa B 13 a révélé des bas-reliefs de schiste. D’après J. Barthoux, c’est l’une des seules œuvres avec celle de K1 où cette pierre est rencontrée.

Plan de Bāgh Gaï dessiné par J. Barthoux (Barthoux, 1927).