Sites

Entre les IIe et IXe siècles de l'ère chrétienne, les monastères bouddhiques de Haḍḍa comptaient parmi les grands centres religieux qui accueillaient les milliers de pèlerins voyageant entre l’Inde et la Chine.

Pratès

Description :

La petite colline de Pratès (abréviation : P) s’élève à 3 kilomètres environ des sites précédents. Elle était très accidentée et l’espace bâti ne s’étendait que sur 60 mètres environ. Connu, le lieu a été pillé pour les turquoises de ses reliques, aussi les vestiges étaient-ils bouleversés : la surface du site était une aire de cailloutis répandus par les pillages successifs et le site était ensablé par le vent.

Rien ne permet de déterminer s’il existait une enceinte ou non. Le secteur se présentait comme une multitude de stūpa construits les uns à côtés des autres, presque accolés. Ils étaient organisés autour de deux stūpa plus importants et formaient deux groupes à l’orientation légèrement différente. A l’extrémité sud du site, le grand stūpa  P1 était orienté à l’Ouest. En mauvais état, il avait tout de même révélé des personnages peints à l’ocre et des Buddha en stuc d’1,5 mètre, dont les auréoles étaient marquées de rouge ; sa décoration évoquait les Buddha du Passé. L’autre groupe était  constitué par le stūpa P 4, entouré de deux grands stūpa P 3 et P 5 et d’une multitude d’autres, tellement serrés que le rituel de pradakṣiṇā  était ici encore irréalisable.

Les habitations s’élevaient du côté nord, dans une disposition parallèle à celle trouvée à Chakhil-i Ghoundi. Un autre site, moins étendu se trouve au Nord en contrebas. Il avait révélé de grands stūpa, mais démolis jusqu’au ras du sol, aussi leur fouille a-t-elle été sans résultats (Barthoux, 1933 : 48 et s.).

Mise en perspective du plan de Pratès dessiné par J. Barthoux (Barthoux, 1927) et de l'état actuel du site d'après l'imagerie satellite Google Earth.