Tapa-i Kafarihā


Description :

Tapa-i Kafarihā (abréviation : K et K’) était déjà à l'époque des fouilles un secteur très érodé. Au centre se trouvait un groupe de stūpa entouré d’une enceinte (K). Au nord s’élevait une enceinte comparable (K’) et à l’est, un petit monastère était édifié. Entre ces structures, se trouvait une zone vide de vestiges, occupée au sud par des monuments isolés dont quelques stūpa. Seules les deux Cours aux Stūpa ont été déblayées. Au centre de l’enceinte la plus importante se trouvait le Stūpa principal, édifié sur une terrasse qui portait, de part et d’autre de l’escalier, des stūpa plus petits. Ce placement révèle qu’il avait été initialement prévu de laisser la place pour les construire. Autour du Stūpa principal, sur trois côtés, se trouvaient d’autres stūpa alignés, excepté sur le côté sud. Sur les côtés est et sud, des chapelles et chambres spacieuses bordaient la cour (à l’ouest et au nord-ouest, l’enceinte avait disparu). Dans le coin sud-ouest, un escalier menait au faîte de l’enceinte. La rangée de chapelle a révélé des têtes plus soignées d’après J. Barthoux que celles trouvées dans la Cour aux Stūpa. La moitié de ces chambres contenaient des stūpa et des banquettes supportant des statues. La même disposition semblait se poursuivre le long du mur septentrional, mais il était démoli jusqu’au sol dès la seconde chambre. Il est possible que l’entrée ait été située à ce niveau, en face des escaliers du Grand Stūpa. Au delà de ce mur se trouvait une bande étroite couverte de stūpa de taille moyenne, de même type que le Stūpa principal, apparemment juxtaposés sans coordination.

 

Au nord se trouvait une galerie enceinte qui a révélé de très nombreuses statues. L’entrée devait se situer à l’ouest. Un large couloir en L n° 48 débouchait au Nord, de plein pied, dans la galerie n° 45 sur une estrade qui portait des grands Buddha adossés encadrant des chapelles et flanqués de Buddha accroupis. Cette disposition se poursuivait le long du mur oriental où une porte permettait de communiquer avec la partie consacrée aux stūpa. Aux extrémités de cette estrade haute comme une marche d’escalier et stuquée (comme le sol) se trouvaient des stūpa. Dans le fond, au nord s’élèvait un mur puissant. La difficulté des fouilles dans ce secteur contraignit J. Barthoux à abandonner l’excavation ce qui, de son aveu, était fort regrettable car enfouies plus profondément, on aurait pu y trouver des statues entières. Une large porte au nord-est donnait accès au second groupe de stūpa K’. Au centre de l’enceinte se trouvait un stūpa de grande taille orienté au Sud, vers le Grand Stūpa de l’enceinte K. Il était de même entouré de stūpa plus petits disposés sur des plates formes allongées et alignées sur lui. A l’est et au nord, l’enceinte était démolie. Le monastère occupant l’autre angle ouvrait sur la cour de cette enceinte. Il n’a pas été fouillé. L’aile orientale de l’enceinte principale avait été cuite par un incendie, aussi murs, statues et stūpa y avaient pris une couleur rouge brique (Barthoux, 1933 : 25 et s.).

 

Mise en perspective du plan de Tapa-i Kafarihā dessiné par J. Barthoux (Barthoux, 1927) et de l'état actuel du site d'après l'imagerie satellite Google Earth.